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Comme le dit la célèbre chanson de Frank Sinatra, New York, New York, « Start spreading the news ». Cette fois, la nouvelle est immense : les Knicks de New York sont champions de la NBA. Après 53 années d’attente, la formation new-yorkaise a finalement remporté le championnat, offrant à ses partisans un moment qu’ils n’oublieront jamais.
Une revanche bien méritée
Cette finale avait une saveur particulière. Les Knicks affrontaient les Spurs de San Antonio, la même équipe qui les avait battus lors de leur dernière présence en finale, en 1999. Vingt-sept ans plus tard, l’histoire offrait donc aux New-Yorkais une occasion de prendre leur revanche.
La série s’est conclue en cinq matchs, mais elle a été remplie de rebondissements. Dès le début, les Knicks ont imposé leur rythme en remportant les deux premières rencontres au Texas. Les Spurs ont ensuite répliqué lors du troisième match disputé au Madison Square Garden, relançant momentanément la série.
Trump au Madison Square Garden
Le troisième match de la série a également attiré l’attention en raison de la présence du président américain Donald Trump au Madison Square Garden. Sa visite a nécessité un important dispositif de sécurité. Des agents du Secret Service, des policiers du NYPD et des contrôles supplémentaires aux entrées avaient été déployés afin d’assurer sa protection ainsi que celle des spectateurs présents dans l’aréna.
Un match historique
Le moment le plus marquant de cette finale est sans aucun doute survenu lors du quatrième match. Tirant de l’arrière par 29 points au troisième quart, les Knicks semblaient condamnés à la défaite.
Pourtant, ils ont réalisé l’impensable en complétant la plus grande remontée de l’histoire des finales de la NBA. Avec seulement un point deux secondes à faire au cadran, OG Anunoby a inscrit le panier victorieux, provoquant une explosion de joie dans tout New York.
Deux jours plus tard, le 13 juin, les Knicks ont confirmé leur conquête du championnat en remportant le cinquième match à San Antonio.
Brunson mène les siens vers le sommet

Photo Sipa/AP/Ross D. Franklin
Le capitaine des Knicks, Jalen Brunson, a été l’un des principaux artisans de ce championnat. Ses performances lui ont d’ailleurs valu le trophée Bill Russell, remis au joueur le plus utile de la finale. Son leadership et sa constance ont permis aux Knicks de franchir la dernière étape vers le titre.
Du côté des Spurs, le parcours mérite également d’être souligné. Le jeune prodige français Victor Wembanyama disputait sa première finale de la NBA. Malgré la défaite, il a confirmé qu’il sera probablement l’un des visages de la ligue pour de nombreuses années.
Une célébration qui déborde
Comme plusieurs l’avaient anticipé, les rues de New York se sont rapidement remplies de partisans après la victoire. Cependant, certaines célébrations ont dégénéré.

Photo: Sipa/AP/Heather Khalifa
Selon la police, 63 personnes ont été arrêtées pour divers actes de violence et de vandalisme. Les autorités ont également signalé une fusillade ayant blessé un adolescent de 17 ans, quatre agressions à l’arme blanche et dix policiers blessés. Plusieurs véhicules ont été endommagés, dont des autobus scolaires incendiés près de Times Square.
Malgré ces incidents, la grande majorité des partisans ont célébré de façon pacifique.
Une ville finalement récompensée
Au-delà des débordements, cette conquête restera avant tout celle d’une équipe qui a redonné espoir à toute une ville. Tous les New Yorkais étaient rassemblés autour de cette équipe. Pendant un mois, ce fut le sujet de l’heure : tout le monde parlait des Knicks.
C’est un peu l’équivalent des Canadiens en séries à Montréal. Donc, c’est « seulement » après plus d’un demi-siècle d’attente, que les Knicks ont enfin ramené le trophée Larry O’Brien à New York. Pour les amateurs de basketball de la métropole, le rêve est devenu réalité, et cette saison restera gravée dans l’histoire du sport new-yorkais.
